Les chalets traditionnels

  • Chalet à Châtel
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Présentation

En matière d’habitat, chaque région a sa spécificité. Dans les Alpes, d’une vallée à l’autre, d’un village à l’autre, les structures et matériaux de construction sont différents : la pierre remplace parfois le bois, la cheminée n’est pas la même partout.
La Vallée d’Abondance a le privilège exceptionnel de posséder un type de chalet très caractéristique qui émerveille chaque visiteur. La toiture est toujours à deux versants égaux de faible pente : une toiture qui déborde de chaque côté permettant à ses habitants de pouvoir circuler aisément et travailler en hiver à l’abri. La maison est adossée à la montagne et il y a une grande dénivelée entre la façade principale habitée et la façade réservée à la grange. La façade habitée, orientée vers le Sud. De prime abord, on est surpris par l’imposante façade en épicéa qui a pris, au fil des années, au fil des jours ensoleillés comme au fil du temps, une belle teinte rougeâtre.

L’accès se fait, la plupart du temps, par le côté, par la « cortna » (petite cour) bien que certaines galeries possèdent en leur milieu une porte et un escalier permettant de descendre au jardin et pouvant servir d’accès. De cette petite cour, un couloir nous conduit à la cuisine : « l’oûta », puis à une chambre plus grande : « le pêle », chambre donnant sur la galerie d’habitation... et du « pêle » l’on communique de chambre en chambre. Sous la poutre faîtière, un signe de dévotion, de protection et peut-être d’humilité devant les éléments de la nature : une croix. Sur les poutres apparaît souvent la date : 18 + 32. La « cortna » abrite le bassin où coule l’eau toute la journée. Deux portes séparées par 2m de mur donnent l’accès, l’une au logis, l’autre à l’écurie. Entre les deux : le collier du cheval. Cette cour permet de passer de l’écurie à la cuisine sans être gêné par les intempéries. A l’écurie, des vaches, des génisses, parfois des chèvres et un cheval, isolé par une cloison basse en bois, attendent devant leur râtelier la nourriture - le foin - qui vient du haut de la grange par de petites trappes.

Il existe fréquemment des chalets doubles construits par deux frères ou par un parent soucieux de garder près de lui ses enfants (souvent le premier). Ces chalets sont rigoureusement « divisibles » par la «frête » du toit, c’est-à-dire la poutre faîtière. La pente du toit avoisine les 25%. La couverture, très souvent en ardoises de l’Essert à Châtel, peut être en bois : « les tavaillons » taillés à droit fil dans les billes de résineux à l’aide d’un tranchoir frappé par un grand maillet. Au fil des siècles, les vieux chalets agrémentent le paysage de la Vallée d’Abondance, et certains ont plus de 300 ans.

Les balcons de la Vallée d’Abondance sont remarquables par leur simplicité ; la seule entorse à cette simplicité c’est peut-être la balustrade, très travaillée, de la vaste galerie que représente le balcon. Si les maisons des communes de Bonnevaux, Vacheresse et Chevenoz ne possèdent qu’un seul balcon sur la façade exposée au Midi (au soleil levant), celles d’Abondance, de La Chapelle et Châtel peuvent en posséder jusqu’à trois superposés, toujours protégés de la bise par un large avant-toit.
A quoi servaient ces balcons ?
Au-dessous du balcon, l’on entasse le bois qui va rejeter tout doucement son humidité. La galerie, ou encore « la louïe », sert à faire sécher le foin ou le regain dans notre région ; autrefois c’était le chanvre, et l’on peut voir encore des grandes barres de bois horizontales, à peine travaillées, placées à cet effet. A l’abri de la pluie, à l’abri de la bise, le balcon permet aux oignons, ails, de sécher lentement avant d’être rentrés. C’est là, bien souvent, que l’on pouvait entasser les tavaillons supplémentaires. Les galeries supérieures permettent toutes d’avoir accès à la grange pour pouvoir mettre à sécher le foin et le rentrer par une porte fermée par une cheville de bois oblique que l’on enfile dans un montant de l’aisselier.

Le décor des balcons.
Les planches verticales découpées, les balustres, que l’on appelle dans nos régions « les palins », étaient le plus souvent l’œuvre de l’habitant lui-même : un habitant habile qui a toujours un coin « atelier » et qui l’hiver découpe patiemment les lames de bois.
Après avoir dessiné un gabarit (un prototype), l’avoir réalisé en fer blanc ou en bois, le paysan se mettait au travail...et s’il fallait avoir du cœur à l’ouvrage pour réaliser un balcon du plus bel effet, cela provient peut-être de ce que, parfois, le prétendant offrait à sa fiancée « les palins » d’un balcon : un test qui durait longtemps et qui n’était pas dépourvu d’utilité, du moins pour la belle-famille.
Les palins peuvent être de simples barres de bois verticales (vieux chalets), ou bien des barres entrecroisées non découpées.
La juxtaposition des planches découpées est superbe, motifs géométriques, losanges avec fioritures, entrelacs élégants...
Avec sa scie, le paysan menuisier pouvait presque transcrire un message au voisin ou au passant : verres et bouteilles (les glaciers de Vacheresse), feuilles d’érable, feuilles de vignes, sapins, tulipes ou narcisses (motifs très fréquents dans le Valais voisin).

A remarquer :

Lorsque les balcons se superposent dans le même chalet, les motifs sont toujours différents d’une galerie à l’autre.
Quelques beaux spécimens de balcons arrondis qui ceinturent les chalets : à La Chapelle d’Abondance (en face du Casino), et à Châtel le Vieux Four : influence valaisanne indéniable.
Ouverture

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