Les coulisses

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Sécurisation.

    

Leur domaine : la sécurité, l’information, le balisage au service des usagers et les secours.

A Châtel, les pisteurs secouristes sont 40.
Artificiers, maîtres-chiens, niveo-météo, moniteurs de secourisme, certains ont choisi de se spécialiser en complément de leur formation initiale et ainsi d’élargir leurs compétences.
Ceux, que certains aiment nommer les « Saints Bernard des pistes », jouent un rôle important pour que la glisse soit un plaisir.
De la sécurisation à l’information leurs missions variées les placent parmi les incontournables !!!! Noir, jaune et vert sont les couleurs des pisteurs dans les Portes du Soleil.
Une façon de les localiser pour leur demander conseil !!!
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Avalanches.

La sécurité des pistes passe bien sûr par la suppression totale des risques liés aux avalanches.

Les pisteurs secouristes artificiers, après chaque chute de neige, provoquent avec l’aide d’explosifs, le départ des avalanches. Ils disposent de plusieurs moyens d’intervention pour répondre à ce genre de missions.

Le grenadage à mains.

Le principe est de déposer sur le manteau neigeux une charge explosive calibrée en fonction du site concerné.
L’onde de choc traduite par une surpression sur le manteau neigeux engendre une coulée de neige ou avalanche en fonction de son importance.

Le Gazex.

Cette installation implantée sur les points de tirs, permet aux artificiers de déclencher les avalanches à distance avec l’informatique et la radiocommunication comme dispositifs de mise à feu.
Le principe : injecter dans un tube métallique orienté sur le manteau neigeux, un mélange d’oxygène et de propane détonnant au contact d’une étincelle.
Ce dispositif, permet aux artificiers de déclencher, quelles que soient les conditions météo, sans mettre en danger leur sécurité.

Le CATEX ou Cable Transporteur d’Explosifs.

Le CATEX fonctionne sur le principe d’une remontée mécanique. Implanté sur les zones à risque, le câble transporteur d’explosifs achemine les charges explosives pendues sous une perche aux points souhaités par les artificiers.
Placés dans les endroits inaccessibles et dangereux, les déclenchements deviennent donc sans risque pour les artificiers et plus efficaces du fait que l’explosion se situe en dessous du manteau neigeux, permettant à l’onde de choc de « s’exprimer » dans toute sa puissance.

Le déclenchement à l’hélicoptère.

Utilisé dans les zones inaccessibles et risquées,  l’hélicoptère permet de positionner avec précision et rapidité les charges explosives. L’inconvénient est bien sûr le météo qui ne permet pas toujours de pouvoir utiliser l’aéronef. Le coût d’une telle mission conjuguée aux difficultés de vol est donc à l’origine de la mise en place d’équipements terrestres du type CATEX et GAZEX.
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Entretien.

    

Quand tout le monde se repose, la nuit les dameurs œuvrent pour que le matin, le skieur dispose !!!!

Chaque jour, des machines de la dernière technologie arpentent le domaine skiable de Châtel pour la remise en état du manteau neigeux.

Ces engins permettent à leur conducteur de gravir des pentes à forte inclinaison grâce à leurs chenilles adaptées à la situation mais aussi et surtout par rapport à leur motorisation de 12 000 cm3 développant 360 CV.
Sur les pistes de plus en plus vertigineuses, la place est réservée aux machines à treuil, équipées d’un câble d’une longueur de 700 à 1000 m qui compense par traction les difficultés d’adhérence des chenilles.
Attachées à des points d’ancrage repartis sur l’ensemble du domaine, l’arrivée d’un tel équipement a été une véritable révolution dans les techniques de préparation des pistes.
Les chauffeurs sont devenus de véritables « pilotes » et grâce à eux, les pistes de vrais boulevard aux allures ludiques.

 
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Neige de culture

Nouveauté: le Snowfarmer.

1ère FRANÇAISE à CHATEL, une installation de Neige de Culture innovante !
SNOWFARMER, c’est le nom donné à cet équipement novateur, construit par TechnoAlpin, acquis par la société des remontées mécaniques de CHATEL et capable de produire de la neige à n’importe quelle température.
Installé dans un container de 17 tonnes, ce processus de production apporte une complémentarité à l’installation de neige de culture sur le domaine skiable qui compte à ce jour plus de 320 enneigeurs pour une couverture de 60% des pistes de la station.

Avec une simple alimentation d’eau du diamètre d’un tuyau de jardin, SNOWFARMER est capable de produire 4m 3 de neige par heure, son grand avantage étant de ne pas avoir de contrainte de température, l’un des « ingrédients » incontournables des installations standards et traditionnelles.
Avec une température extérieure de 15°C…la neige peut être produite à l’intérieur !
Le concept est étudié depuis quelques années déjà et la production se passe à l’intérieur de la machine, avant d’être soufflée vers l’extérieur pour y être stockée, étalée ou transportée.
Avec cet équipement, CHATEL vient renforcer ses capacités à offrir une garantie neige dès le début de saison, notamment pour assurer la pratique du ski pour les débutants si les températures négatives ne se présentent assez tôt !    .  

 

Qu’est ce qu’un canon à neige ?

Appelé aussi enneigeur, cette machine destinée à la fabrication de la neige de culture est un véritable automatisme dont la mise en route intervient dès que la température atteint – 4° C.
Pour la fabrication les enneigeurs sont équipés d’un compresseur d’air, d’un ventilateur, d’une arrivée d’eau et d’un automate pour la gestion des paramètres et de la quantité de fabrication.1 m3 d’eau suffit pour 2 m3 de neige souhaitée et ce, dans des conditions optimales de fonctionnement.
Plus l’eau est froide, plus l’air est frais, moins le taux d’humidité dans l’air est important (hygrométrie), plus la fabrication de la neige est importante.
En somme, que des éléments naturels !
C’est pour cela qu’on lui préfère l’appellation « Neige de culture » à celle de neige artificielle.
 

Comment est produite la neige de culture ?

La neige de culture, c’est de l’eau, de l’air et c’est tout ! Elle est issue d’un procédé purement mécanique qui consiste à envoyer de l’eau pulvérisée dans un réseau d’enneigeurs (communément appelés « canons à neige ») répartis sur le domaine skiable. Aucun produit chimique n’intervient dans le cycle de production de la neige de culture qui ne contient que de l’eau et de l’air froid. Ce procédé ne fonctionne évidemment qu’à température extérieure négative.

Et à Châtel ?

La situation géographique de Châtel, dans la partie la plus septentrionale des Alpes françaises, conjuguée aux effets du Lac Léman, génère un microclimat qui garantit le bonne conservation de la neige.
Néanmoins, pour palier les éventuels caprices de la météo, le service des pistes emploie 7 « nivoculteurs » à la fabrication de la neige de culture.
L’équipement : 300 enneigeurs répartis sur tout le domaine dans les zones sensibles, ce qui représente environ 26 km de pistes enneigées ou une surface de 758ha.